résidence d'artiste Sarah Thiriet 2020-2021

Cliquez sur chacun des liens ci-dessous pour découvrir ses oeuvres réalisées cette année :

"Freyja" :https://mediacenter.ac-montpellier.f...

"Xantho" : https://mediacenter.ac-montpellier.f...

"Haunted" : https://mediacenter.ac-montpellier.f...

"Workshop Nouvel an de l'eau"https://mediacenter.ac-montpellier.f...

 "Workshop 3èm prépamétier"https://mediacenter.ac-montpellier.f...

Une histoire de rencontres racontée par l'artiste :

"Depuis plusieurs années, je convie régulièrement des gens à vivre des rituels païens: Il s' agit demarches singulières. Paysage, objet/sculpture et performeur sont à égalité. Chacun joue son rôle. Les objets induisent équilibre et déséquilibre latent chez les performeurs, ils guident/conditionnent, le déplacement.

En 2020, sur les abords du lycée, dans la vidéo Le Nouvel An de l'eau la vitalité des élèves a nourrices prises de vue: internats, classe de Guylhain Cavaillé, classe Denis Ruff, et celle de Hafda Lirari.

En 2021, le travail de vidéaste est un travail de co-création. Luc Martinez depuis plusieurs années imprègne cette réfexion de son rapport à la danse. Cette année, la chorégraphe Aude Courtiel et sa compagnie, en résidence sur le même temps au lycée Joliot Curie, ont nourri ce projet de leur ADN artistique. Les conditions d'accueil du lycée liées au contexte sanitaire ont considérablement bousculé l'idée que nous nous faisions toutes deux de cette résidence. Nous avons choisi de jouer la carte de la rencontre, de vivre pleinement cette expérience commune et d'en nourrir le lycée. 

Cette rencontre a donné pour l'instant trois fruits vidéos : Le paysage du port de commerce a été réceptacle pour ce geste (cf vidéo Fryja), le lycée et ses abords se sont aussi invités comme paysage urbain ( cf vidéo Haunted), et l'île de Roquerol sur le bassin de Thau a été le troisième acteur/paysage de ce travail de vidéaste (cf vidéo Xantho). Dans l'espace clos de la guérite, le corps est devenu paysage via la réfexion de la lumière sur les vitres. Dans la vidéo Xantho, le corps des danseurs devient archaïque, presque abstrait, je me suis appuyée sur leur identité de danseurs, soulignant ce que leurs corps exprimaient déjà, soulignant aussi l'écho naturel d'un corps à l'autre puisqu'il s'agissait cette fois-ci de la compagnie de Lode et de son identité propre.

Nous choisissons de partager ces ébauches vidéos sur le site du lycée espérant notamment ré-activer le questionnement et la mémoire d'élèves concernés précédemment: soit par les performances initiées par Aude Courtiel dans la cour, soit par le travail réalisé en la compagnie des élèves avec Luc Martinez, la compagnie de Lode ou moi-même. Ce travail de vidéaste est un travail en cours marquant notre sortie de résidence. Je vais laisser cette expérience décanter pour lui donner  sa forme finale dans quelques mois.

Remarque ce sont des vidéos silencieuses. Ce choix obstiné interroge la texture du silence, il laisse le regardeur seul avec les battements de son coeur face aux images."

 

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